Je ne m'étais pas trompé en disant que dans la crise des gilets jaunes, on ferait appel aux maires pour calmer le jeu. Encore du travail supplémentaire pour les maires, comme s'il n'y en avait pas assez, que je ferai malgré tout volontiers en espérant que cela apporte quelque chose à nos concitoyens.
Voici un extrait d'un article de l'Association des Maires de France. Cirage de pompe sur le savoir faire des maires et promesse d'une carotte pour la fiscalité locale. Juste ce qu'il faut pour nous amadouer. Mais ce que les étages supérieurs de la hiérarchie institutionnelle devrait comprendre, c'est qu'un maire de base comme je le suis, s’intéresse davantage aux moyens d'obtenir de meilleures conditions de bien-être pour ses concitoyens, plutôt qu'aux belles paroles.
S’appuyer sur les maires
Sur l’organisation de ce débat national, Édouard Philippe s’est montré, hier, plus disert. Interrogé par Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine, UDI) et Olivier Falorni (Charente-Maritime, Libertés et territoires) sur ce sujet, Édouard Philippe a confirmé que les maires y joueront un rôle central. « Il convient de s’inspirer de ce que connaissent tous les élus locaux, notamment les maires : la possibilité, à intervalles réguliers, de nourrir un débat avec ceux qui veulent y participer. Cela se passe souvent très bien dans les communes, petites ou grandes. » Le Premier ministre a visiblement bien accepté l’idée – répétée ces derniers jours par les associations d’élus – selon laquelle les débats ne devront pas se faire sous l’égide des préfets : le débat « ne doit pas être organisé par les préfets, dans les préfectures. J’ai le souvenir de débats qui, en ce sens, n’avaient pas été des réussites. »
Il a répété que « les maires (sont ceux) qui connaissent le mieux les conditions d’organisation d’un débat de bonne qualité », et que ceux qui le souhaiteront seront « accompagnés dans la démarche ».
Interrogé par Thierry Benoit sur sa volonté de « retisser les liens de confiance en mettant autour de la table la France des territoires, les parlementaires, les maires, les élus territoriaux… », Édouard Philippe a abordé la question des finances locales. Il a rappelé que le gouvernement était « disposé à discuter des transformations de la fiscalité locale (…) et prêt à ouvrir la question redoutablement délicate des dotations. » « Ce débat est nécessaire, nous y sommes prêts. Il a même déjà commencé, dans de bonnes conditions », a conclu le Premier ministre.