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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 17:28

 

Je recherchais quelques renseignements sur les vacances scolaires en 1922, ayant trouvé dans les délibérations de la commune en 1922, les dates de congés de l'instituteur pour Noël et Nouvel An.

 

J'ai trouvé sur Internet le document suivant qui m'a vivement intéressé. Bravo au travail de Séverine Rose dans son blog : http://magenealogie.eklablog.com/petite-histoire-des-vacances-scolaires-a169503806.

 

Il y a plein d'autres articles pour les curieux.

 

 

PETITE HISTOIRE DES VACANCES SCOLAIRES

Par srose dans Histoire en vrac le 1 Septembre 2019 à 16:19

  

 

 

Sous l’Ancien Régime, les jours de congés correspondent essentiellement aux fêtes chrétiennes et au calendrier liturgique (Epiphanie, Saint-Charlemagne, Sainte Geneviève, Pentecôte, Carnaval, Assomption, Toussaint, Sainte-Catherine, Ascension, Fête-Dieu, fête paroissiale etc). Le plus gros des congés étant condensé sur août/septembre. Ces vacances d’été correspondant en effet à l’aide que les enfants devaient apporter lors des vendanges et de la moisson.

 

Mais même ainsi les usages en matière de début des congés et de durée de ceux ci restent essentiellement locaux et le resteront longtemps d’ailleurs: ainsi début 1600, au collège d'Arras la sortie a lieu le 25 août et les vacances durent jusqu'au 10 octobre; au collège d'Abbeville, au XVIIIe siècle, les vacances débutent le 15 août et durent environ un mois et demi.

Avec la révolution, la durée des vacances reste fixée à une soixantaine de jours entre le milieu d'août et la fin septembre et des jours de repos sont prévus à certains moments de l’année.

Une fois la période révolutionnaire terminée, retour aux pratiques d’antan : dans toutes les écoles, les congés dits extraordinaires (donc autres que ceux d’été) sont liés à nouveau aux fêtes religieuses comme par le passé. Mais avec une volonté de réduire le nombre de ces petits congés.

Ainsi au début du Consulat en 1800 les seules vacances accordées sont celles d’été et il faudra attendre 1860 pour que Napoléon III accorde 5 jours de vacances supplémentaires pour les fêtes de Pâques.

Il est même question à cette époque de réduire les vacances dans les écoles secondaires à une quinzaine de jours en août. Un arrêté du 2 septembre 1800 va aller jusqu'à les supprimer, accordant seulement « aux élèves qui se seront bien conduits, la permission d'aller en vacances tous les deux ans ».

Finalement en 1803 on revient aux pratiques d’antan en réinstaurant 7 semaines de congés d’été ainsi que d’autres petites périodes de vacances au cours de l’année.

La durée de ces congés d’été est toutefois très fluctuante et va dépendre essentiellement des pratiques de vie des différentes époques : d’une société essentiellement paysanne jusqu’au milieu du 20ème siècle la France va en effet se transformer peu à peu en une société de consommation et de loisirs avec les premiers congés payés et l’apparition du tourisme ; tout cela va nécessairement influer sur les vacances de nos chères têtes blondes.

Et c’est ainsi qu’en 1814 on rabote un peu les vacances d’été : on en est à 6 semaines.

En 1851, il est confié aux recteurs départementaux le soin de fixer la date et la durée des vacances d’été entre août et octobre pour une durée de l'ordre d'un mois.

 

La suite sur : http://magenealogie.eklablog.com/petite-histoire-des-vacances-scolaires-a169503806

 

Sources

Les rythmes scolaires en France : permanences, résistances et Inflexions - Paul Gerbod

Vacances en France de 1830 à nos jours - André Rauch 

 

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1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 12:05

Que faire le 1er de l'an ? Simple : s'occuper d'un des 67 points mémoriels qu'il me restait pour finir 2022 et commencer 2023. Un de ces points est la partie "histoire" à préparer pour le bulletin annuel 2022. L'idée était de revoit ce qui s'était passé d'intéressant à Pagny, il y a 20 ans. J'ai trouvé de la matière dans mes archives, courant sur toute l'année 2002, mais beaucoup trop long pour un bulletin annuel.

 

Voici donc un premier fait divers de l'année 2002, déjà si loin mais encore d'actualité. Les citations de l'époque montrent que le problème de l'agriculture n'a pas beaucoup évolué en 20 ans.

 

Poussée de fièvre sociale et blocus de l’Intermarché

 

Une soixantaine d’agriculteurs (Jeunes Agriculteurs de la Meuse et FDSEA) paralysait depuis 20h, ce mercredi 20 novembre 2002, la centrale d’achat de Pagny sur Meuse pour lutter contre les pratiques abusives de la grande distribution sous un mot d’ordre commun « Halte au racket de la grande distribution ».

Les points d’achoppement : les pratiques commerciales considérées comme abusives et la répartition de la valeur ajoutée. « Nous ne tolérons plus que nos marchés soient toujours dépréciés pendant que les consommateurs constatent à leur détriment que leurs prix d’achat dans les linéaires grimpent toujours. » analyse G. O., des Jeunes Agriculteurs.

« Lors des campagnes publicitaires, les professionnels affirment ostensiblement qu’ils bataillent pour la baisse des prix. En fait, ils mentent en connaissance de cause. Leur objectif est de conserver la plus grande partie de la valeur ajoutée. » réaffirme T. J., FDSEA.

« Nous voulons une harmonisation des marges et plus de transparence. En fait, que chacun gagne sa vie en respectant l’autre » renchérit G. O.

Une délégation des agriculteurs avait été reçue par les responsables de la base dont le porte-parole se déclarait « pris au piège » concernant les marges arrières. « C’est le système qui nous a fait les mettre en place » renvoyant la balle dans le camp de l’État et craignant une mise au chômage technique des employés.

Un chapiteau chauffé, un feu de camp, des tracteurs, des remorques, un barbecue, des manifestants qui se relaient toutes les 8 heures, la paralysie de la plate-forme Intermarché était bien organisée. Aucune entrée, ni sortie de camions de la base. Jeudi 21 novembre, Gérard Longuet proposait sa médiation dans le conflit.

« Sur 15 € de viande que vous achetez, le producteur en récupère 5,60. Contre un peu plus de 6 € pour le distributeur. Sans compter les intermédiaires. Sauf que notre travail nous coûte deux années de labeur. Rien à voir avec la journée de travail du distributeur. » précisait O. S., agriculteur.

Vendredi 22 novembre, après-midi. Les agriculteurs levaient leur blocus, satisfaits  de la concrétisation des négociations qui avaient eu lieu le matin à Paris.

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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 11:09

Qui oserait se plaindre de nos caniveaux aujourd'hui en comparaison de ceux de 1938 ?

 

Du purin dans les caniveaux !!! La difficulté du maire, semble-t-il, à faire cesser cette nuisance. L'avis excédé de l'Inspecteur de l'Hygiène. La menace de faire intervenir la gendarmerie si le maire n'est pas capable d'obtenir des résultats.

 

Voici cet avis :

Les caniveaux de 1938
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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 19:00

Sous la Monarchie de Juillet, le gouvernement se préoccupe de trouver du travail pour la classe ouvrière. Ainsi dans une circulaire, numéro 45 du 24 août 1831, la Ministre du commerce et des travaux publics s'adresse aux préfets, et leur recommande de promouvoir la construction de ponts. Quelques phrases de ce texte méritent à notre avis d'être citées :

"Les circonstances, qui ne sont pas encore aussi favorables aux opérations ordinaires de l'industrie qu'on pourrait le souhaiter, nous font un devoir de provoquer tous les travaux qui pourraient donner de l'ouvrage aux ouvriers.

[…]

Je désire […] que vous examiniez avec l'ingénieur en chef quels sont les bacs qui, à raison de leurs produits, pourraient être remplacés par des ponts ; ces ponts seraient fixes ou suspendus, selon que l'élévation du produit du péage permettrait d'adopter l'un de ces deux systèmes.

Dans les calculs à faire à ce sujet, il ne faut pas perdre de vue que les ponts rapportent beaucoup plus que les bacs, à péage égal, soit parce qu'ils offrent plus de facilité et de sûreté dans le passage, soit parce qu'on les passe à toute heure et en tout temps."

Des circulaires supplémentaires, dont celle du 5 septembre 1831 407 étendent les propositions du Ministre à la rectification des rampes des routes, les passages ainsi améliorés pouvant faire à titre dérogatoire l'objet d'un péage du fait de la possibilité de ne plus faire appel à des chevaux de renfort. La circulaire du 9 septembre 1831 suggère aux préfets de s'intéresser au dessèchement des marais pour trouver du travail à la classe ouvrière, au motif que ces entreprises ont à la fois comme résultat d'agrandir le domaine de l'agriculture, d'assainir la contrée, et de diminuer les causes de maladie et de mortalité. Il n'y avait qu'un seul marais en Meuse susceptible de faire l'objet d'une application de cette circulaire : celui qui existait à l'époque près de PAGNY-SUR-MEUSE.

 

Le département de la Meuse (France) : industrialisation entre 1790 et 1914 Antoine Naegel

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00385765/document
 

 

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 12:58

 

Pas de cérémonie au Monument aux Morts, mais il faut se souvenir de deux jeunes morts en Indochine et enterrés à Pagny : Pierre ROUSSEL et Claude HARTEL. Leur tombes sont régulièrement fleuries à la Toussaint.

 

P1040831 webPierre Paul Aimé Roussel était né le 22 avril 1928 à Saint Max(54). Il a habité Pagny avec ses parents. Recruté à Nancy, il a été tué au combat le 11 octobre 1952 à Ban Nam Lo, canton de Tuinh Nhai, province Chan (Tonkin). Il était caporal au 2è bataillon thaï et avait un peu plus de 24 ans.

 

 

 

 

 

P1040830-web.jpgClaude Marie Hartel était né le 29 septembre 1926 à Blainville sur l'Eau (54). Il a été tué par balle le 5 mars 1948 à Song Buc, province de Yen Bay (Indochine). Il était sergent au 1er bataillon thaï et n'avait pas encore 22 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Message de Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées

 

C’était il y a 70 ans. La guerre d’Indochine durait depuis quatre ans. Nos combattants affrontaient un adversaire courageux et résolu. Ils défiaient la maladie et la dureté des éléments, ils souffraient de l’éloignement et de l’indifférence, ils combattaient aussi la fatigue, la peur et les privations.

 

A l’automne 1950, le long de la frontière sino-tonkinoise, dans les opérations visant à évacuer les troupes françaises, la Route Coloniale 4 a pris les traits d’un abîme infranchissable. Dans la jungle dominée par des pitons, dans la boue des rizières, les troupes françaises ont lutté pendant plus de quinze jours aux prises avec l'Armée populaire vietnamienne. 5 000 soldats français ont été tués, blessés ou faits prisonniers. Trois mille prisonniers ont connu l’enfer de marches interminables, de la captivité dans les camps et pour beaucoup de la désolation d’une mort loin de chez eux. Souvenons-nous de ceux de Cao Bang, de Dong Khê et de That Khê ! Ce fut un tournant de la guerre, une onde de choc qui a ému la France.

 

En cette « journée nationale », nous rendons hommage aux « morts pour la France » en Indochine de 1940 à 1954. Plus largement, la Nation pense avec respect à l’ensemble des soldats qui ont combattu pour ses couleurs à l’autre bout du monde. Nous honorons aussi ceux qui ont résisté aux forces japonaises à partir de 1940 et ceux qui ont été victimes du coup de force du 9 mars 1945.

 

 

 

Le 8 juin 1980, il y a 40 ans, le soldat inconnu des guerres d’Indochine était inhumé en la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette. Il repose depuis aux côtés des soldats inconnus de la Grande Guerre, de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre d’Algérie. Ainsi, la mémoire des soldats d’Indochine rejoignait fièrement celle de leurs frères d’armes des conflits précédents. 

 

L’année dernière, le Premier ministre a rendu un hommage officiel à tous les combattants d’Indochine dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides. Il leur a réaffirmé avec force la reconnaissance pleine et entière de la France. Ses mots résonnent toujours : « Cette guerre nous oblige à poursuivre le travail de mémoire. […] Elle nous oblige également à consolider la paix avec l’adversaire d’hier, qui, comme tant d’autres, est le partenaire, l’ami d’aujourd’hui. […] Cette guerre nous oblige enfin à reconnaitre la chance unique qu’a la France de pouvoir compter, génération après génération, sur des hommes et des femmes prêts à sacrifier leur vie pour ses valeurs et ses citoyens. »

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 21:28

 

Le conseil après délibération décide, à l’occasion de la fête nationale du 11 novembre 1946,
  1. de faire célébrer un office religieux
  2. d’offrir un vin d'honneur aux anciens combattants, déportés et prisonniers de guerre
  3. de décorer le Monument aux Morts de la Grande Guerre
  4. d’offrir un bal gratuit à la population (matinée - soirée)
Vote la somme de 7500 Frs pour couvrir les frais à prendre sur les fonds libres de la caisse municipale.
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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 13:41

 

 

On n'est pas toujours prévenu. Les décisions tombent sans concertation, hier comme aujourd'hui.

 

16 janvier 1953
 
Apprenant par les journaux le projet de suppression des trains omnibus sur les lignes Neufchateau - Pagny et Lérouville - Toul, le conseil municipal s’élève fermement contre ce projet ; le remplacement des trains par des cars ne donnerait pas la même satisfaction aux usagers.
 
Les titulaires de réductions (familles nombreuses, mutilés, etc.) ne jouiraient pas des mêmes prérogatives.
 
Les trains sont plus accessibles que les cars aux voyageurs munis de colis encombrants, bicyclettes, voitures d’enfants.
 
En cas de retard des cars, les voyageurs sont astreints à de longues stations en plein air et par tous les temps.
 
Aux heures d’affluence de nombreux voyageurs sont dans la obligation de se tenir debout ce que ne peuvent supporter les vieillards et les enfants.
 
En conséquence le conseil municipal demande :
- premièrement que soit maintenue la relation par autorail Pagny Neufchateau.
- deuxièmement que l’omnibus Lérouville Toul soit remplacé par un autorail et non par des cars

 

 

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 11:14

Conformément à la loi du 24 juillet 1952, le conseil municipal décide le relèvement des indemnités de fonctions allouées au maire et de les porter à 50 000 francs par an à partir du 1er janvier 1953. Pour l'adjoint, ce sera 25 000 Francs.

 

Compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 50 000,00 Anciens francs en 1953 est donc le même que celui de 1 136,61 Euros en 2019. Les temps ont changé et les conditions d'exercice de la fonction aussi.

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 10:29

 

Séance du conseil municipal du 10 octobre 1951 :

 

Monsieur le maire a exposé à l'assemblée qu'à la demande de plusieurs mères dont les jeunes enfants fréquentent la garderie et pour des raisons par elles invoquées : travaux saisonniers non terminés, douceur de la température, il y avait lieu de reporter au 1er novembre 1951 la fermeture de la petite école précédemment fixée au 1er octobre 1951 (délib du 19-7-1951 approuvée le 26 du même mois).

 

En principe, la garderie était ouverte du 1er juin au 31 septembre. Presque tous les ans la fermeture de la garderie était reculée d'un mois, en 1952 aussi.

 

La demande est acceptée et il est voté la somme de 6 000 francs pour traitement de la femme de service laïque attachée à la dite garderie. (4 000 francs en 1949. 8 000francs en 1952)

 

La garderie enfantine avait été occupée par l'armée d'occupation de 1940 à 1944 et avait nécessité la remise en  état des murs souillés en 1951. Cette salle devait aussi servir à la consultation des nourrissons. La quincaillerie de la localité fournissait la même annéeun un poële pour le chauffage.

 

La garderie enfantine restera ouverte à partir du 1er janvier 1953 pour un budget annuel de 96 000 francs, traitement de la femme de service laïque.

 

Le terme "laïque" est utilisé car jusqu'en 1949, ce sont les religieuses de la doctrine chrétienne qui faisaient la garderie.

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 10:16

 

On lit dans les compte-rendus des conseils municipaux que la commune mettait en vente les pommes provenant des arbres fruitiers bordant la route de Vaucouleurs (D36 aujourd'hui). Une pratique des années 1950 et avant.

 

Toutes les sources de revenus sont bonnes pour une commune. Je me demande ce que rapporteraient les fruits du verger conservatoire.

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