Notre sénateur Franck Ménonville continue à nous informer régulièrement des travaux du Sénat, notamment en rapport avec la situation actuelle :
Le deuxième projet de loi de finances rectificative pour 2020 a été adopté hier, suite à un accord entre l'Assemblée Nationale et le Sénat en commission mixte paritaire. Ce plan de soutien adopté en urgence vise à soutenir notre économie, en améliorant et en renforçant les mesures déjà adoptées il y a un mois. Vous trouverez ci-dessous une synthèse des principales mesures adoptées.
- Ce deuxième projet de loi de finances rectificatif prévoit notamment :
- Une hausse des moyens des dispositifs d'urgence en faveur des salariés et des entreprises, avec 24 milliards d'euros prévus pour l'activité partielle et 7 milliards d'euros sur le fonds de solidarité pour les très petites entreprises ;
- Un montant de 20 milliards d'euros de crédits pour le renforcement des participations financières de l'Etat dans les entreprises stratégiques en difficulté ;
- Un abondement du Fonds de développement économique et social (FDES), dont l'enveloppe de prêts aux entreprises fragiles et en difficulté atteindra 1 milliard d'euros ;
- Une provision de 8 milliards d'euros pour les dépenses exceptionnelles de santé pour faire face à l'épidémie, notamment les matériels et les masques, les mesures sur les indemnités journalières et le jour de carence ainsi que les rémunérations exceptionnelles pour le personnel soignant.
- Le texte adopté par la commission mixte paritaire retient plusieurs apports du Sénat :
- Baisse du taux de TVA à 5,5% sur les équipements de protection (masques, gel hydro-alcoolique, blouses, surblouses, charlottes...) ;
- Réhaussement à 1 000 euros du plafond de déduction à l'impôt sur le revenu des sommes versées par les particuliers aux associations de soutien aux plus démunis, notamment les banques alimentaires ;
- Adaptation de la règle du service fait pour les collectivités territoriales souhaitant maintenir leur financement des festivals annulés ;
- Déplafonnement de l'exonération fiscale des heures supplémentaires réalisées pendant l'état d'urgence sanitaire de 5 000 à 7 500 euros ;
- Instauration d'un mécanisme subsidiaire de prêts pour les TPE et PME n'ayant pas obtenu auprès des banques un prêt garanti par l'Etat, adossé au Fonds de développement économique et social ;
- Extension et précision des missions du comité de suivi des mesures d'urgence institué par la loi de finances rectificative du 23 mars 2020 ;
- Information préalable du Parlement lors des principales interventions en capital de l'Etat dans les grands groupes, dans le cadre de l'ouverture de crédits de 20 milliards d'euros.