C'était en 1939. Des tas de petites fiches sur lesquelles étaient écrites des listes de personnes recherchées, françaises ou non, ou correspondant à une personne bien précise ou à un évènement particulier.
Avec Maurice Thorez, Jacques Duclos, Benoît Frachon et Maurice Tréand, André Marty fait partie des hommes mis en place vers 1931 à la tête du PCF par Eugen Fried, l'homme de Moscou qui dirige secrètement depuis Bruxelles le Komintern pour toute l'Europe de l'Ouest. Il se trouve à Moscou lors de l'annonce de la signature du pacte germano-soviétique, et de la déclaration de guerre, en septembre 1939. Il y est rejoint par Maurice Thorez, avec qui il n'a jamais eu de bons rapports.
De retour de Moscou, toute la presse communiste ayant été interdite par le Gouvernement Daladier, il publie le 4 octobre 1939 dans l'hebdomadaire Monde, édité à Bruxelles pour remplacer la Correspondance internationale, une Lettre à Léon Blum qui lui vaut d'être condamné par défaut à quatre ans de travaux forcés et à la déchéance de la nationalité française.
Il travaille pour le Komintern jusqu'à la dissolution de celui-ci, en mai 1943. En octobre 1943, il arrive à Alger pour représenter le PCF auprès du gouvernement provisoire de De Gaulle et siéger à l'Assemblée consultative.
Source : Wikipédia

