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Le blog de l'ex-maire de Pagny sur Meuse

Le blog de l'ex-maire de Pagny sur Meuse

Pagny sur Meuse : son passé au travers de diverses archives, d'anciens journaux. La petite histoire. Des anecdotes. Des souvenirs des uns et des autres. Un peu d'actualités. Le tout en fonction du temps disponible, de l'humeur et de ce qui peut être écrit.


Nuremberg 1

Publié par Pagliari Armand sur 2 Mai 2015, 10:25am

Catégories : #Histoire

Quelques articles sur le procès de Nuremberg vont suivre, du jugement des monstres nazis à leur exécution.

 

Pourquoi ?

 

L'intérêt de ces articles résulte du fait qu'ils proviennent d'un almanach de 1947 de l'Est Républicain. Ils ont été écrits par un des huit journalistes agréés à suivre le procès, Sacha Simon, envoyé spécial de l'Est Républicain, et un des rares témoins des exécutions.

 

Je suis d'autre part sensibilisé  depuis longtemps sur le sujet de la déportation.

 

Pagny a eu aussi deux de ses habitants déportés. Leurs noms doivent être gravés sur le Monument aux Morts.

 

Les évènements récents montrent que le nazisme (ou les méthodes utilisées) reste sous-jacent dans une partie notre société : croix gammée et autres détails. Les nazis aussi étaient des gens ordinaires qui ont basculé dans la barbarie.

"Le ventre de la bête est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde" a écrit Bertold Brecht.

 

_____________________

 

Il était 10 heures du matin, le mardi 20 novembre 1945. 



Les huit magistrats, revêtus de la robe noire particulière aux tribunaux de l’Occident ou en uniformes marron à épaulettes plates de l’Armée Rouge, venaient de gagner leurs sièges.

 

Trois minutes s’écoulèrent. Et, sur la gauche du tribunal, une porte s’ouvrit.


La salle se figea et tous les souffles se suspendirent. Le pas lourd des accusés se mit à retentir dans l’extraordinaire et absolu silence que rompait, seul, le ronflement des appareils cinématographiques et de climatisation.

 

La plupart de ceux qui se trouvaient présents dans la salle de Justice de Nuremberg ne les avaient jamais encore approchés ; instantanément, les vingt accusés furent scrutés, épiés, inspectés.

 

Ils se nommaient :

 

- Gœring, numéro deux du régime.
- Keitel, chef du commandement suprême des armées.
- Jodl, l’âme damnée d’Hitler au Q.G. du Haut Commandement de la Wehrmacht,
- Ribbentrop, ministre des affaires étrangères.
- Les amiraux Raeder et Doenitz.
- Seyss-Inquart, commissaire du reich pour les Pays-Bas.
- Streicher, directeur de presse, propagandiste antisémite.
- Frank, gouverneur général de la pologne occupée.
- Sauckel, commissaire général à la main-d'oeuvre.
- Baldur von Schirach, chef de la jeunesse hitlétienne.
- Les diplomates de second rang von Papen et von Neurath, l’ancien ministre de l’Intérieur

- Frick, « protecteur » de Bohême-Moravie, les économistes Schacht et Funk.
- Rosenberg, idéologue du parti nazi.
- Speer, ministre de l'armement.
- Fritzsche, en charge de la propagande, ancien adjoint de Gœbbels,
- Rudolf Hess, adjoint de Hitler jusqu'en 1941.

 

Le vingt et unième était resté dans sa cellule à la suite d’une hémorragie cérébrale. C’était Kaltenbrunner, l’ancien chef de la Police de Sûreté du Reich, successeur de Heydrich et adjoint d’Himmler à la Gestapo.

_____________________

 

Le 1er octobre 1946, à quatorze heures cinquante, la cour entame sa quatre cent septième et dernière audience.

 

Douze condamnés à mort: Goering, Ribbentrop, Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frick, Frank, Streicher, Sauckel, Jodl, Seyss-Inquart et, par contumace, Martin Bormann.


Hess, Funk et Raeder condamnés à la détention perpétuelle, Schirach et Speer à vingt ans, Neurath à quinze, Doenitz à dix.


Schacht, von Papen, Fritzsche sont acquittés.

 

_____________________

 

L’exécution par pendaison a lieu la nuit du 16 octobre 1946, entre 1h 10 et 2h 46, en présence de quatre généraux du Conseil de contrôle pour l’Allemagne, des représentants de la presse (deux par zone d’occupation), de médecins chargés de confirmer le décès, et de prêtres.

C’est à minuit moins vingt que les gardiens découvrent que Göring s’est suicidé au cyanure.

 

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