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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 22:11
P1040592.JPG
 
Les travaux d'assainissement se poursuivent dans le Bas des Rues, tronçon après tronçon. Commencés au bas de la rue du Moulin, on en est au bas de la Rue du Parge. Les ouvriers posent simultanément un gros tuyau qui récupérera les eaux usées de la rue du Parge vers la station de relevage et un plus petit tuyau qui refoulera les eaux usées depuis la station de relevage vers la nouvelle station d'épuration.
  

P1040595.JPGAvec les pluies récentes et la proximité du ruisseau, les ouvriers travaillent souvent les pieds dans l'eau. Il a fallu installer une pompe qui rejette l'eau de la tranchée 24 h sur 24 avec un débit de 350 m 3 par heure. Quelqu'un l'avait arrêtée pendant une nuit, sans doute dérangé par le bruit. Au petit matin, la tranchée était remplie à l'arrivée des ouvriers qui ont été retardés par cet incident, le temps d'évacuer assez d'eau pour travailler.

 

P1040593.JPG

 

 

 

 

 

Plus vite le travail avancera, et moins il y aura de nuisances sonores nocturnes.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 22:24

Fanny Ropert, professeur des écoles à Saint-Germain et habitante de Pagny, m'avait demandé de faire visiter notre station d'épuration à ses élèves dans le cadre d'un projet portant sur le traitement des eaux usées.

 

P1040432  C'est ainsi que ce matin, j'ai expliqué à des élèves attentifs et curieux et à leurs accompagnateurs, le cheminement des eaux usées depuis l'ancienne station presque disparue jusqu'à la nouvelle station d'épuration, puis son traitement à travers les différents ouvrages de la station jusqu'au rejet final des eaux traitées dans la Meuse.

 

Le premier travail des 17 enfants de CM2 a été de faire un croquis de l'installation depuis le talus qui la surplombe. Il sera intégré à leur dossier d'étude.

 

La visite de la station a ensuite véritablement débuté : arrivée des eaux usées, passage par le dégrilleur qui capte tous les éléments solides comme les lingettes, le canal Venturi dans lequel on mesure le volume d'effluents entrants, l'impressionnant réceptacle des eaux usées profond de six mètres, la chambre des vannes qui fonctionnent à tour de rôle pour alimenter ensuite l'un des trois bassins de filtration pendant 84 heures. Description des bassins avec les étages de cailloux, les plus gros en bas et les plus fins au-dessus, le rôle des roseaux qui fissurent la croûte des boues et des bactéries mangeuses de pollution. Et pour terminer, passage dans un nouveau canal pour mesure du volume d'eau purifiée et rejetée dans la Meuse.

 

P1040433.JPGLes écoliers (et les accompagnateurs) ont posé de nombreuses questions auxquelles j'ai répondu avec plaisir.

 

M. Siredey, conseiller pédagogique, pagnotin de surcroît, a demandé à des élèves, à la fin de mes explications, de retracer le chemin d'une goutte d'eau depuis l'entrée dans la station jusqu'à la sortie vers la Meuse en passant devant chaque ouvrage. Aucune erreur, les enfants avaient bien retenu le circuit.

 

Le groupe est reparti pour visiter l'après-midi un autre type de station d'épuration, celle à boues activées de Saint-Germain, et ainsi compléter l'objet de ses études.

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:16

P1040380

Les bungalows de la base vie des ouvriers et des réunions de chantier ont été installés près du ruisseau.

 

Les premiers coups de pelle des travaux d'assainissement du Bas des Rues ont été donnés.

 

Les engins ne faisant pas dans la dentelle et ne connaissant pas toujours de façon précise la position des ouvrages souterrains, les premiers incidents ont eu lieu sans conséquences majeures. Une conduite d'amenée des eaux usées a été cassée et le cable d'alimentation électrique de l'ancien moulin a été sectionné. Tout a été ou sera réparé et les travaux se poursuivent.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 14:52

La nouvelle station d’épuration (STEP) de notre commune est un filtre planté de roseaux (F.P.R.)  prévu pour traiter une pollution minimale de 1100 habitants en eaux usées domestiques.

Pour assurer la pérennité de l’ouvrage et pour permettre à La Meuse de conserver une zone de débordement, la nouvelle station a été surélevée de 3, 40 m en moyenne par rapport au terrain naturel.

L’ancienne station a été démolie (presque) et La Meuse pourra retrouver son lit à cet endroit.

Le principe de fonctionnement de notre nouvelle station est l’épuration à culture fixée sur support fin. Nous sommes en possession d’une Step FPR à étage unique composée de 3 bassins de 625 m² chacun.

Comment ça marche ?

Les eaux usées de nos maisons vont dans le réseau d’assainissement.

Elles arrivent de manière gravitaire vers la nouvelle station. Ces eaux contiennent des déchets grossiers.

Notre station est équipée d’un dégrilleur automatique : c’est un organe qui permet de retenir, des eaux usées, les déchets supérieurs à 2 cm grâce à une grille verticale comparable à un peigne.

Ces eaux dégrillées continuent leur trajet de manière gravitaire à travers un ouvrage de comptage qui permet de mesurer le débit des eaux arrivant à la station et d’entreprendre des prélèvements afin de quantifier la pollution de nos eaux.

 

Ensuite, l’eau arrive dans un poste de refoulement ; c’est une cuve en béton équipée de 3 pompes de refoulement d’un débit unitaire de 360 m3/h qui permet de stocker au minimum un volume  de 19 m3. Dès que ce volume est atteint, le système de pompage s’enclenche et un des trois bassins est directement alimenté en eaux usées.

La station est entièrement automatisée avec une télésurveillance.

Les eaux usées vont arriver au bassin grâce aux tuyaux aériens et vont s’infiltrer pour être dépolluées.

Chaque bassin est constitué :

-  d’une géomembrane en fond de bassin qui permet d’assurer l’étanchéité du sol

-  d’un réseau de drain de collecte des eaux traitées et de renouvellement de l’oxygène

-  de trois couches de graviers de granulométrie différente

-  de tuyaux de distribution aériens en PVC Pression

-  de roseaux Phragmites Communis.

Les graviers contiennent des micro-organismes présents à l’état naturel dans les carrières de Velle sur Moselle et grâce à la venue de nos eaux usées, ces bactéries vont pouvoir se « nourrir » de notre pollution et vont se développer et de ce fait dépolluer nos eaux.

Mais pour limiter cette croissance avant le constat d’un colmatage bactérien, il faut stopper cette alimentation et la limiter à 3 jours de fonctionnement consécutif ; c’est pourquoi chaque bassin sera alimenté exactement durant 84 heures et au repos durant 168 heures, grâce à la permutation des vannes motorisées.

Les roseaux ont un rôle mécanique ; en effet, ces derniers permettent de casser la croute de boue qui se créera en surface de bassin avec le temps et de ce fait, permettront aux eaux usées de s’infiltrer dans les graviers.

Les roseaux assurent aussi l’oxygénation du massif profond de 1,30 m en moyenne.

Dès que nos eaux ont traversé les trois couches de graviers, nous sommes en présence d’eaux dépolluées qui peuvent rejoindre de manière gravitaire La Meuse.

Un autre canal de comptage de sortie réceptionne les eaux dépolluées afin de pouvoir mesurer le débit et entreprendre des prélèvements afin de quantifier le taux de dépollution.

 

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 00:11

Le coût total du projet de construction de la station d'épuration s'élève à 970 103 € HT.

 

Les aides publiques proviennent :

- de l'Agence de Bassin Rhin-Meuse pour 296 300 €, soit 30,54 % du coût total.

- du Conseil Général de la Meuse pour 48 600 €, soit 5,01 % du coût total.

- du GIP Objectif Meuse pour 199 485 €, soit 20,56 % du coût total.

 

Le total des aides publiques s'élèvent donc à 544 385 €, c'est-à-dire un peu plus de 56 % du coût du projet.

 

La commune finance donc 425 718 €, à savoir un peu moins de 44 % du coût du projet.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:57

P1040364

 

Dans chaque projet pour lequel des subventions ont été accordées, il faut fournir les pièces nécessaires à leur paiement : l'essentiel étant constitué de la copie des factures acquittées triées selon les critères fixés par le subventionneur. Le tout est souvent demandé en double exemplaire par l'organisme payeur  et la mairie conserve un troisième exemplaire pour mémoire.

 

C'est ainsi que le dossier de versement de la subvention de 199 485 € accordée par le GIP Objectif Meuse, pour la construction de la station d'épuration à lit de roseaux, pèse un peu moins de 2,2 kg par exemplaire, soit 6,6 kg pour les trois exemplaires préparés avec une épaisseur totale de 18 cm. Il aura nécessité bien des heures de travail non comptabilisées. Et comme rien n'est simple, les dossiers des jusificatifs pour le versement des subventions des deux autres subventionneurs (l'Agence de bassin Rhin- Meuse et le Conseil Général), risquent de ne pas se présenter de la même manière.

 

Pour le plaisir des chiffres, j'ajoute que depuis 2008, le dossier "Assainissement" comporte à ce jour douze boites archives de 9 cm d'épaisseur, soit un linéaire de plus d'un mètre avoisinant les 40 kg.

 

La première phase de ce projet concernait la construction de la station d'épuration. Nous venons de démarrer la deuxième phase dans le Bas des Rues avec la construction d'un nouveau poste de refoulement et la mise en place des conduites des eaux usées depuis la grande rue jusqu'au poste de refoulement en bas de la rue du Moulin, puis jusqu'à la station d'épuration. Deux boites archives pour l'instant et quelques coups de pelles seulement.

 

Qui a parlé de lourdeur administrative ? Voilà néanmoins les contraintes par lesquelles il faut passer pour améliorer et entretenir le système d'assainissement et faire en sorte que cela coûte le moins cher possible à la collectivité.

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