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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 17:29

 

Le supplément de l'Est Républicain de ce dimanche 30 septembre a mis Pagny en exergue dans sa rubrique Rétro D'Hier et d'Aujourd'hui.

 

Une carte postale ancienne de l'entrée du village, côté Favorite, et la photo actuelle.

 

A noter que l'accès s'appelait Rue de Toul. Aujourd'hui on dit Ancienne RN4, avant le pont et Grande Rue, après le pont.

 

Personnellement, j'aurai choisi une autre vue : celle qui montre la rue au niveau du parc du Millénaire. Beaucoup plus parlante à la fois dans le changement et la continuité.

La carte postale que j'aurai choisie.

La carte postale que j'aurai choisie.

Celle choisie par l'Est Républicain.

Celle choisie par l'Est Républicain.

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 23:03

Madame Simone Veil entrera au Panthéon dimanche 1er juillet.

 

Il y a un an, je relatai un lien existant entre Simone Veil et Pagny sur Meuse.

 

Le 12 janvier 1996, deux lycéennes de Pagny étaient reçues à Paris chez Madame Simone Veil, ancienne déportée du camp d’Auschwitz, afin de compléter un travail sur la Mémoire et la Déportation. Il s’agissait de Marie Socha, une de mes filles, et de Céline Puget, aujourd’hui conseillère municipale.

Cette action contre l’oubli avait commencé en 1993 avec un voyage à Auschwitz Birkenau auquel avaient participé neuf enfants de Pagny (dont Céline et Marie) scolarisés à l’époque au collège de Vaucouleurs et que notre municipalité avait largement subventionné. Avec une troisième jeune fille, Julie Vigneron d’Ourches, accompagnées de leur professeur d’Histoire et d’un correspondant du journal L’Abeille, elles avaient été reçues pour une interview et le témoignage filmé de Mme Veil, rescapée de ce camp de déportation.

Au-delà de sa stature médiatique et de l’objet de cette rencontre, elles avaient trouvé que Madame Veil était une personne simple et charmante, qui avait su se rendre disponible. Elles lui avaient parlé de notre village et lui avait offert une assiette de Pagny avec son blason et sa devise.

 

C'était, il y a un peu plus de 22 ans. Le fait avait été rapporté dans le bulletin municipal de Mars 1996. 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 16:00

Le saviez-vous ?

 

Vauban, qui venait de protéger la Lorraine par les forteresses de Bitche, Hombourg et Sarrelouis, forma le projet de joindre la Moselle à la Meuse par un canal creusé entre Pagny-sur-Meuse et Toul, et qui emprunterait les vallées et les eaux du petit ruisseau de Lay-Saint-Remy et de l'Ingressin : c'est le tracé que devait suivre un jour le canal de la Marne au Rhin.

 

Le ruisseau de Lay-Saint-Remy finit dans la Meuse à Pagny, et l'Ingressin dans la Moselle à Toul.

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 09:25

 

Deux ou trois petites choses sur le 8 mai

 

Le 8 mai 1945 est la date officielle de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Ce jour-là, toutes les forces militaires allemandes capitulaient sans condition.

 

Deux actes de reddition furent ratifiés par l'Allemagne nazie.

  • Le premier dans la nuit du 6 au 7 mai 1945, à 2 h 41 à Reims, au QG d'Eisenhower. La cessation effective des combats était prévue pour le 8 mai, à 23 h 01.
  • Cependant, Staline exigea une seconde signature dans le QG des forces soviétiques à Berlin. L'événement se déroula le 8 mai vers 23 h (heure locale).

 

Par une loi du 7 mai 1946, il fut décidé que la commémoration de cette victoire serait fixée à la date du 8 mai si ce jour était un dimanche. Sinon, le premier dimanche suivant serait retenu.

 

En 1951, le gouvernement décidait que cette célébration aurait lieu le 8 mai, quel que soit le jour de la semaine.

 

À la demande des associations d'anciens combattants résistants et déportés, ce jour historique devint un jour férié en France le 20 mars 1953 alors que Vincent Auriol était président de la République. Il conserva ce statut jusqu'en 1959.

 

Cette année-là, par décret du 11 avril 1959, Charles De Gaulle fixait la commémoration de la «victoire de 1945» au deuxième dimanche de mai.

 

Il décidait, en 1960, qu'il ne serait plus férié.

 

Toutefois, à titre exceptionnel, en raison du 20e anniversaire de la capitulation de 1945, ce jour a été chômé le 8 mai 1965. Enfin, par un décret de 1968, il précisait que cette célébration devait avoir lieu à sa date anniversaire, mais en fin de journée.

 

De 1975 à 1979 inclus, le 8 mai n'était plus commémoré officiellement.

 

Dans un but de rapprochement des peuples européens, Valéry Giscard d'Estaing avait décidé que le 11 novembre serait la journée unique du souvenir de toutes les guerres. Cette « journée de l'Europe », devait marquer la réconciliation franco-allemande.

 

Puis, il est ensuite revenu sur cette décision, répondant ainsi au vœu des anciens combattants. L'anniversaire de la victoire de 1945 fut officiellement fixé le 8 mai 1980.

 

Le jour férié a été rétabli en 1982 sous la présidence de François Mitterrand, par la loi n° 81-893 du 2 octobre 1981.

 

Cette journée fut ajoutée à la liste des fêtes légales, considérées comme des jours fériés, dans le Code du travail. Une proposition de loi en ce sens avait déjà été votée par le Sénat en 1979.

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 13:13

 

Afin de me libérer l'esprit des affaires communales, il m'arrive de jouer à l'archiviste, en recherchant dans la presse (Est Républicain) du siècle passé des informations sur le passé de Pagny. Au cours de ces pérégrinations, on tombe sur d'autres articles intéressants à plus d'un titre.

En voici un sur les enfants, qui pourrait être d'actualité, s'il n'avait pas été rapporté en 1937 d'une chronique de 1906.

 

II y a quelque temps, je relisais une chronique de la bonne Yvonne Sarcey, consacrée à l’enfance. Une chronique de 1906 et qui semble d'hier. « Les parents, écrivait Yvonne, ont des responsabilités graves vis-à-vis des enfants qu'ils mettent au monde, et c'est parce qu'ils ne s’en embarrassent guère que nous avons, en ce moment(1937), une race de neurasthéniques et de déséquilibrés qui pousse et contamine les bancs de nos écoles... »

Car Yvonne rapporte tout à l'influence de la famille, et elle a raison. L'école est une chose, la famille en est une autre. Il y a là deux institutions qui s'épaulent, se complètent sans se pénétrer, chacune conservant son caractère propre.

Yvonne Sarcey énumérait les pièges dressés sous les pas puérils : « Les feuilles grivoises illustrées étalent leurs licences..., des romans obscènes se vendent pour quelques sous... ; il monte des rumeurs de révolte de la rue ; les esprits sont sous pression; dans tous les camps, on manque de cette divine tolérance qui est la politesse du cœur et marque le respect qu’on a de l'opinion des autres. Il n'est plus question que de « vivre sa vie » ; de fortunes acquises en un tournemain, de crimes, de kracks, de vices impudemment commentés... ».

Et il y a trente ans (en 1906) que ces lignes ont été écrites ! Que dirait Yvonne, aujourd’hui, de la criminalité décuplée, de l’imprudence des grands s'exprimant devant les enfants sans aucune retenue, sans se préoccuper de l'influence mauvaise de leurs paroles, résonnant dans des esprits neufs ? Et les crimes quotidiens que l'on commente, et les récits de scandales recueillis par les jeunes oreilles attentives, et cet adversaire politique que l'on dénonce, à table, tans se douter que le lendemain les gosses se réuniront pour lapider le fils de cet adversaire, leur petit camarade, et le lapider jusqu'à ce qu'il en meure !

Tout a été dit sur l'instinct d'imitation des enfants, sur le mimétisme qui les possède. C'est la guerre, on joue à la guerre; on a vu au cinéma des exploits de gangsters, on joue au gangster ; papa a lu dans le journal l'histoire d'un suicidé, on joue au suicidé...

Élevés comme ils le sont, pour la plupart, par des pères trop bavards, inconscients ou cyniques, les pauvres gosses ne savent plus où est le bien et le mal, le juste, et l'injuste, la légalité et l’illégalité.

Mais, à quoi bon moraliser ! J'aime mieux tourner court à ces réflexions amères et décourageantes et conter un trait de mimétisme enfantin, gentiment optimiste celui-là, et qui nous rafraîchira l'esprit.

 

La semaine dernière, un petit garçon de neuf ans, rentrait du collège. Comme il arrivait à la maison, son papa - mon meilleur ami - remarqua que le petit avait épinglé au revers de son pardessus un écusson, un écusson de carton, portant, en diagonale, quatre majuscules abréviatrices : C.D.B.C.

 

- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda le papa.

- Çà ? c'est l'insigne de mon club.

- Vraiment !... Et de quel club s'agit-il ?

- Eh ben, papa, il faut que je te raconte... Dans ma classe, nous avons fondé le « Club des bons copains ».

- C'est très gentil.

- Oui. Et puis, il faut que je te dise aussi, papa. Le président du club, c'est Jacques... Moi, je suis le vice-président.

- Très bien... Mais, qui t'a désigné comme vice-président ?

- C'est moi!... Tu comprends, il n'y a pas encore de membres... Mais, nous en trouverons...

Le papa poussa un soupir... A neuf ans, déjà au pourchas des honneurs... Vanitas Vanitatum ! Mais comme, malgré tout, le titre et les buts de l'Association nouvelle apparaissaient sans danger et même hautement honorables, il attira le petit garçon sur ses genoux.

Et, de tout son cœur, il embrassa le vice-président.

Fernand ROUSSELOT.

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 11:29

 

Dans mon discours, je suis revenu cinquante ans en arrière. Une période de temps à la fois longue et courte. Tempus fugit. Carpe diem.

 

L’année 2018 sera aussi l’anniversaire des évènements de mai 1968. C’était une période joyeuse moins morose qu’aujourd’hui. Voici  quelques slogans de l’époque toujours d’actualité.

 

La révolution doit se faire dans les hommes avant de se faire dans les choses. (La loi NOTRé ne l’a pas compris et dans nos instances encore pas ou peu.)

 

Dans la révolution, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font et ceux qui en profitent. (Sans commentaires)

 

Faites la somme de vos rancœurs et ayez honte. (C’est pour certains qui n’ont pas su évoluer depuis des décennies)

 

Non à la révolution en cravate. (Qui est donc visé ?)


Ouvrez les fenêtres de votre cœur. (J’aime bien, c'est un beau programme.)

 

Nous voulons : les structures au service de l'homme et non pas l'homme au service des structures. (Une belle philosophie, lorsqu'on est un élu.)

 

Avoir le plaisir de vivre et non plus le mal de vivre. (!!!)

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 01:54

 

Comme dit dans l'article précédent, je recherchais dans le registre des délibérations une date de curage de l'étang. Il semble que ce soit en 1990 pour un coût prévu au budget de 187 000 francs, soit un peu moins de 36 000 €.

 

Dans cette même délibération de mars 1990, on y lit les divers programmes de travaux soumis au conseil municipal qui figureront dans le budget primitif puis adoptés. Délibération intéressante parce qu'elle rappelle la date de création de plusieurs réalisations.

 

On y trouve ainsi :

  • terrain de foot pour 1 310 000 francs (250 000 €)
  • chauffage à la maison des associations pour 100 000 francs (19 000 €)
  • chemin des cailles sur la zone d'activités pour 350 000 francs (67 000 €)
  • halte fluviale pour 300 000 francs (57 000 €)
  • ateliers municipaux pour 600 000 francs (115 000 €)

Un emprunt de 1 000 000 francs (191 000 €), conseillé par le percepteur, reçoit un avis favorable des conseillers.

 

On apprend aussi, dans le registre des délibérations de mai 1991, que dans le Bas des Rues, il y aurait la construction d'une voie solide allant de la rue Lambert à la maison de Madame Dieudonné, rue du Moulin. La rue que vous connaissez aujourd'hui au delà de la rue du Moulin était à l'emplacement du canal du moulin (la maison au début des tas de bois était une partie du moulin).

La distribution de plants de fleurs et le concours des maisons fleuries existaient déjà à cette date. Un bon d'une valeur de 30 francs permettait de retirer les plants chez un fleuriste de Vaucouleurs.

 

Là où se situe la société Galland-Estagri, se tenait la SNT qui construisait alors un garage pour camions près de la route descendant chez Sodel. Cette année et l'an dernier, la société Galland-Estagri s'est agrandie de deux entrepôts de grains.

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 17:59

 

Dans le dossier de renaturation du ruisseau des Marais,  on voit écrit sur plusieurs documents « ruisseau du moulin » alors que nous avons l’habitude de dire « ruisseau des marais ». Intrigué, j’ai cherché.

 

Officiellement, c’est bien ruisseau du Moulin. Cela découle d’une règle administrative. Cela a été validé par le Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau (SANDRE).

 

Le toponyme principal d’une voie d’eau correspond au nom le plus fréquemment usité ou le nom attribué à l’entité dans sa partie la plus en aval.

 

Et la partie la plus en aval est bien appelée ruisseau du moulin car il y avait jadis dans le bas des rues, au bas de la rue du moulin, bien nommée, un moulin. Le canal du moulin a été comblé et se trouvait là où aujourd’hui vous avez du macadam.

 

Un détail, mais vous savez maintenant le pourquoi du comment.

 

Cordialement.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 19:22

Chez Simone Veil à Paris

L’actualité et le souvenir viennent de se conjuguer. Le décès récent de Madame Simone Veil et le bulletin municipal de Mars 1996 dont j'avais besoin pour un travail.

Le 12 janvier 1996, deux lycéennes de Pagny étaient à Paris chez Madame Simone Veil, ancienne déportée du camp d’Auschwitz, afin de compléter un travail sur la Mémoire et la Déportation. Il s’agissait de Marie Socha, une de mes filles, et de Céline Puget, aujourd’hui conseillère municipale.

Cette action contre l’oubli avait commencé en 1993 avec un voyage à Auschwitz Birkenau auquel avaient participé neuf enfants de Pagny (dont Céline et Marie) scolarisés à l’époque au collège de Vaucouleurs et que notre municipalité avait largement subventionné. Avec une troisième jeune fille, Julie Vigneron d’Ourches, accompagnées de leur professeur d’Histoire et d’un correspondant du journal L’Abeille, elles avaient été reçues pour une interview et le témoignage filmé de Mme Veil, rescapée de ce camp de déportation.

Au-delà de sa stature médiatique et de l’objet de cette rencontre, elles avaient trouvé que Madame Veil était une personne simple et charmante, qui avait su se rendre disponible. Elles lui avaient parlé de notre village et lui avait offert une assiette de Pagny avec son blason et sa devise.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 11:17

 

C’est la première fois que nous commémorons la journée de la déportation. Pourtant, deux des enfants de Pagny sont morts en déportation. Je connais leurs noms depuis bien des années, retrouvés au fil de mes pérégrinations sur internet à la recherche de documents et de renseignements sur Pagny. Oubliés depuis des dizaines d’années, il ne fallait pas qu’ils passent à la trappe du temps qui court.

 

J’ai fait graver leurs noms sur une plaque maintenant apposée à notre monument aux Morts.

 

Oubliés depuis longtemps, disais-je. Pas tout à fait, parce que dans notre population, certains se souviennent encore et pour cause. Un père déporté, un frère déporté, un cousin déporté. Cela ne s’oublie pas, même si cela s’est passé il y a plus de 70 ans. Ils étaient bien jeunes à l’époque. Ils n’ont pas bien compris ce qui se passait. Ils ont tous une histoire à la fois semblable et différente. Leur jeunesse a été imprégnée par cette tragédie. Ils sont aujourd’hui associés à cette commémoration même s’ils ne sont pas forcément liés à nos deux déportés. Ils sont parmi nous, témoins d’un autre temps.

 

Permettez-moi de vous rapporter les quelques éléments en ma possession.

 

Nos deux déportés s’appelaient Priouret Albert et Jacob Gilbert.

 

Albert Priouret est né à Pagny le 17 août 1898.

Policier à Toul, arrêté à Trondes lors des rafles de la mi-août 1944 en représailles des attaques du maquis de Trondes, interné à la prison Charles III de Nancy, emmené le 19 août 1944 à Natzweiler Struthof Matricule 23 050, évacué vers lecamp de concentration de Dachau, le 4 septembre 1944,puis tranféré vers le camp de concentration de Mauthausen, le 14 septembre 1944, où 46 déportés de ce transport sont immatriculés dans la série des « 97000 » et des « 98000 ». C’est le cas d’Albert Priouret Matricule 98930. Il a été intégré tout de suite dans le Kommando de Melk en Autriche où il décède le 2 janvier 1945. La mortalité a été très importante puisque sur les 46 déportés de Dachau à Mauthausen, 35 meurent, dont 26 à Melk.

 

La reconnaissance de la Nation est venue par le JO du 18 avril 1998 lui attribuant la mention « Mort en déportation ».

 

M. Priouret habitait rue du faubourg, sa maison a été détruite à la guerre tout au début de la rue.

 

 

M. JACOB Gilbert est né le 23 septembre 1920 à Pagny sur Meuse. Je sais peu de choses sur les circonstances de son arrestation et sa déportation.

Il a fait partie du convoi du 25 juin 1943 au départ de Compiègne à destination de Buchenwald en Allemagne où il est enregistré sous le matricule: 14 725.

Premier convoi parti de Compiègne pour le camp de concentration de Buchenwald, il rassemblait  999 hommes arrêtés et internés pour des motifs différents. Refus du service obligatoire du travail, activités anti-allemandes, tentatives de passage de la frontière espagnole constituent autant de raisons pour être appréhendé par les autorités allemandes et françaises.

 

Il est décédé le 24 mars 1944 dans le camp de DORA, camp de concentration (et non d’extermination) dépendant de Buchenwald et destiné à la construction des fusées A4 puis des missiles V2.

 

Il apparait au JO du 16 juillet 1994 avec la mention « Mort en déportation ».

 

 

La déportation fut une implacable machine à déshumaniser, à exterminer hommes, femmes et enfants au nom d’une idéologie. Avec la collaboration du gouvernement de Vichy et de l’État français, plus de 140 000 personnes ont été déportées : parmi elles la moitié environ était des juifs. Seulement 3% d’entre eux ont survécu. L’autre moitié était tsiganes, homosexuels, communistes, résistants, opposants. Au total, ce sont plus de 100 000 déportés français qui ne revinrent pas. Quand on évoque le bilan de la déportation en chiffres, on oublie, parfois, l’essentiel : ce sont des individus, des pères, des amis, des voisins, des collègues, qui ont été stigmatisés, déportés, affamés, torturés, assassinés.

 

« Il importe de ne pas laisser sombrer dans l’oubli les souvenirs et les enseignements d’une telle expérience, ni l’atroce et scientifique anéantissement de millions d’innocents, ni les gestes héroïques d’une grand nombre parmi cette masse d’hommes soumise aux tortures de la faim, du froid et de la vermine, … » Cette phrase n’est pas de moi. C’est un extrait de l’exposé des motifs de la loi n°54-415 du 14 avril 1954, consacrant le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration et qui a été votée à l’unanimité par le Parlement.

 

Nos deux déportés n’ont pas été oubliés. Cette cérémonie leur est dédiée ainsi qu’à ceux qui ont approché cette période noire.

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