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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 10:31

C'était dans le journal de ce matin. Les membres de la commision départementale de coopération intercommunale ont entériné le passage de 24 à 16 intercommunalités.

 

La proposition du préfet de fusionner notre codecom avec celle de Commercy a été actée.

 

La loi NOTRé s'applique. "Un texte ayant pemis d'ouvrir la voie du dialogue local" s'est félicité le préfet. Je m'étrangle de colère.

 

Où est le dialogue, où est la concertation, lorsque le préfet vous dit qu'il appliquera de toute façon la loi ? Cause toujours, de toute façon je fais comme je veux ! Nous aurions tout aussi bien pu discuté avec un robot programmé sur une seule solution possible sans alternative.

 

Où est la démocratie lorsqu'on sait que l'ensemble des communes des deux codecom ont voté contre la fusion ?

 

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 00:12

 

Il est grand temps que nos politiques - d'autant plus en cette année pré-électorale - prennent véritablement la mesure des besoins, des attentes, des potentiels des habitants ruraux. Que leurs programmes, justement, intègrent les problématiques de nos campagnes non pas en les traitant avec le modèle qui conduit à l'impasse d'un rayonnement urbain vers les périphéries, mais au contraire, partir de nos territoires ruraux, créatifs et innovants, capteurs d'un développement intrinsèque.

 

Une fois de plus il ne s'agit pas d'opposer le monde des villes à celui des champs, mais bien de prôner un modèle nouveau d'aménagement d'une France encore trop centralisée.

 

Pierre Bonté, grand connaisseur de nos campagnes pour les avoir sillonnées pendant des années s'est exprimé dans une tribune de la revue "36 000 communes" de mars 2016 :

 

 

36 000 communes en France...  Presque autant que dans tout le reste de l'Europe ! Quelle aber­ration, dans un pays moderne !»

 

J'en ai assez d'entendre ce discours systématiquement répété par les éco­nomistes et politiques de tous bords et repris en choeur par les médias pa­risiens.

 

Comment leur faire comprendre que la multiplicité de nos communes n'est pas un handicap mais une richesse ? C'est une spécificité française, certes, mais qui contribue à donner à notre pays son visage et son caractère parti­culier, original... et qui mériterait d'être protégée par l'inscription des 33 000 communes rurales au patri­moine de l'humanité !

 

De la même façon que l'Unesco a classé, l'an dernier, les 1 247 «cli­mats» (parcelles) du vignoble de Bourgogne.

 

Préserver notre découpage communal

 

Non, je ne délire pas. Quand je lis le dossier de candidature des Bourgui­gnons, je constate que la plupart des arguments invoqués pour demander le classement des climats pourraient être réutilisés pour justifier la préser­vation de notre découpage commu­nal : «Accolés les uns aux autres comme les pièces d'un grand puzzle, les cli­mats forment une mosaïque de crus uniques... Chacun possède son his­toire, son nom, son goût...»

 

Nos villages millénaires, tous uniques eux aussi, tous différents, n'ont-ils pas droit au même respect de leur identité ? Comme les climats, ils sont le «conservatoire vivant» d'un art de vivre que le monde entier nous envie.

 

Et l'intérêt d'un village ou d'un climat n'a rien à voir avec sa taille. Le vin le plus cher du monde, la Romanée Conti, est produit sur l'un des plus petits clos de Bourgogne (1,8 ha).

 

Les communes nouvelles « des familles recomposées »

 

«Œuvre conjuguée de l'homme et de la nature, les climats sont une construction culturelle...», font égale­ment valoir les vignerons. C'est aussi vrai des villages, dont le paysage a été façonné par les hommes et qui forment une communauté originale, complexe, dont les liens se sont len­tement tissés au fil des siècles, de gé­nération en génération.

 

Je ne crois guère aux «communes nouvelles» - dernière invention des technocrates - qui me font penser à ces «familles recomposées» dans les­quelles les enfants ont bien de la peine à garder leurs repères. En bri­sant la cellule de base, on détruit quelque chose qui relève de l'affectif et qu'on ne comble pas avec des com­pensations financières. Au final, c'est l'équilibre moral de notre société qui risque d'en être encore un peu plus fragilisé.

 

36 000 communes classées à l'Unesco

 

Il faut adapter notre organisation ter­ritoriale aux exigences de l'époque, bien sûr, mais les communautés de communes ont été conçues dans cet esprit et elles remplissent leur rôle de mieux en mieux.

 

Pourquoi ne pas leur faire confiance et préserver ce trésor humain : le sen­timent d'appartenance et d'attache­ment à une commune - si petite soit-elle - qui génère une somme incalcu­lable d'énergies et de bonnes volon­tés, à l'échelle du pays ?

 

On appartient à une commune mais elle nous appartient aussi, un peu... C'est un «chez soi» rassurant, sécuri­sant, au sein duquel chacun peut as­souvir son désir de reconnaissance. C'est à la fois un héritage et une chance à protéger.

 

La réduction du nombre des com­munes permettrait, entend-on, de faire des économies ? Plaisanterie ! Les besoins resteront les mêmes. Et quand on sait que l'indemnité men­suelle de la majorité des maires ne dépasse pas 580 euros...

 

Il en faudra, des fonctionnaires, pour faire le travail qu'ils accomplissent sans compter les heures, par simple amour du clocher, avec leurs 400 000 conseillers municipaux bénévoles !

 

Selon l'UNESCO, l'inscription des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine de l'humanité est aussi «une réponse aux menaces de stan­dardisation des goûts liées à la globa­lisation des marchés»... « une ma­nière de défendre la diversité ».

 

Le classement de notre mosaïque de villages s'inscrirait dans le même combat.

 

Ce serait une nouvelle façon d'affir­mer que la modernité n'est pas forcé­ment synonyme de concentration, que les grandes lois de l'économie ne s'appliquent pas nécessairement à l'administration d'un territoire.

 

La commune doit rester cet échelon de proximité et cet élément de stabi­lité dont la France a besoin pour gar­der sa place unique et son image at­tractive dans un monde de plus en plus déboussolé.

 

PIERRE BONTE

 

Journaliste, écrivain, animateur, Pierre Bonte s'est fait connaître grâce à son émission radio «Bonjour Monsieur le Maire » puis à la télévision en intégrant l'équipe du « Petit rapporteur » avec Jacques Martin.

 

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 00:06

 

Petit exercice de révision de géométrie physique avant l'examen de passage en CDCI * :

 

Soit un point A situé dans un périmètre X répondant aux be­soins d'une population Y. En combien de temps ces besoins ne seront plus ou mal fournis lorsque le périmètre X aura multiplié sa surface par 7,33 ?

 

Vous pourrez appuyer votre démonstration par un cas concret vécu.

 

Exemple :

 

Sachant qu'une tempête de vent survenue la nuit a mis au sol poteaux téléphoniques et lignes électriques.

 

Sachant qu'il est urgent d'intervenir car la ligne électrique arrachée dont les fils, à nu, gisent sur la route.

 

Sachant que les services d'ERDF sont débordés du fait de la violence de la tempête, combien de temps sera nécessaire aux élus pour, dans l'attente de l'arrivée d'ERDF, mettre en sécurité le site, considérant que le point de décision représenté par les élus est passé d'un rayon de proximité raisonnable à une distance exorbitante ?

 

Je ramasse les copies doubles dans une heure.

 

* Commission départementale de concentration intercommunale

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 14:59

 

Par Michèle Tabarot,

présidente de l'Association Nationale pour la Démocratie Locale

 

L'année 2015 restera funeste pour la décentralisation et la démocratie de proximité. Que de reculs avons-nous subis à cause des choix d'un gouvernement qui se décharge et se défausse en perma­nence sur les élus locaux !

 

Les « héritiers » que nous avons vus si prompts à s'émouvoir lors des célébra­tions autour de François Mitterrand, ces dernières semaines, devraient se rappeler sa célèbre citation : « La France a eu besoin d'un pouvoir fort et centralisé pour se faire. Elle a aujourd'hui besoin d'un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire. »

 

... qui peut contester aujourd'hui que les lois de 1982 et 1983 ont marqué une formidable évolution pour notre pays en donnant corps à la décentralisation ?

 

Et pourtant nous assistons à un détricotage minutieux de notre organisation décentralisée, victime quasi impuissante d'un État qui, lui, n'a pas le courage de se réformer.

 

Alors oui, il est facile de baisser nos dotations, en nous obligeant ainsi à augmenter les impôts à la place de l'État.

 

Il est facile de nous transférer des compétences non financées en nous disant que c'est à nous de trouver les solutions.

 

Il est facile de faire de la politique du chiffre en nous imposant des choix aveugles et en nous privant de nos pouvoirs si, pour bien des raisons, nous ne pouvons respecter les exigences les plus folles.

 

Il est facile de multiplier les normes et les contraintes alors que nous étouffons sous la réglementation qui nous empêche d'avancer. Oui, c'est très facile pour le gouvernement de nous rendre responsables de tous les maux et d'exiger de nous des réformes que lui n'assume pas.

 

L'histoire montrera rapidement qu'affaiblir aussi lourdement les collecti­vités locales aura été une erreur historique qui aura pénalisé l'investissement public, l'emploi local, la préservation du patrimoine, l'accès à la culture, la solidarité...

 

Car oui, nous tous, nous avons accompli cela avec passion et nous voulons continuer à le faire au service de nos administrés. Malheureusement, nous vivons désormais bien plus qu'un malaise, un véritable ras-le-bol qui s'accompagne d'une colère légitime.

 

 

 

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:53

Editorial de la Lettre d'informations de l'Association des Maires ruraux de France

 

Tout est permis

 

Le mois de janvier connait un peu partout en France des rassemblements pour échanger les voeux. C'est la tradition, et nos communes sous des formes diverses n'y dérogent pas. Moment convivial où sont évoquées les actions de l'année passée, où sont salués et remerciés les personnels et les associations qui oeuvrent et participent à la vie de nos communes. Mais c'est bien sûr l'opportunité d'annoncer les projets pour l'année nouvelle.

 

Et pourtant, au-delà du plaisir de la rencontre et du partage de voeux, le goût de l'édition 2016 est par certains côtés, amer. Difficile de ne pas penser aux moments tragiques qui auront teinté de noir l'année écoulée.

 

Puis ont été évoquées les difficultés multiples que rencontrent nos collectivités : baisse de moyens, application néfaste d'une loi NOTRe imposée, refus de considération de la ruralité, en matière de DGF par exemple. Rien de bien nouveau pourtant si ce n'est leur aggravation.

Il nous faudra pourtant dépasser ces constats et ne pas nous enfermer dans ce qui pourrait bien se révéler une impasse.

 

Souhaitons à chacune et chacun ce qu'il est en droit d'espérer pour 2016 et en premier lieu, l'énergie indispensable à la poursuite de l'action. Sur le plan politique, le pays traverse une crise de confiance qui s'est traduit dans le scrutin des élections régionales, outre les résultats, par une participation caractérisée d'une abstention sur deux. La carence démocratique est bien là.

 

Les résultats ont conduit certaines personnalités politiques à dire « que le message a été entendu et que l'on ne pourrait plus faire de la politique comme avant ».

 

On aimerait y croire. Or il y a fort à parier que cette année 2016, prélude à l'élection présidentielle de 2017 soit une fois encore, sous les vernis médiatiques, le théâtre d'une comédie pitoyable, où se succéderont simulacres, petites phrases en langue de bois massif, mensonges et reniements divers et variés.

 

Il nous faut ensemble tenter de sortir d'un enlisement qui peut-être serait in fine fatal, si les candidats se bornent à dire ce que les citoyens ont envie d'entendre, où s'ils expriment des engagements qu'ils savent par avance ne pas tenir, ou ne disent pas ce qu'ils ont vraiment l'intention de faire.

 

Il faudra durant cette année 2016 imposer aux candidats de regarder du côté de la réalité rurale et les amener à définir un véritable projet d'aménagement et d'évolution pour la France.

 

Projet territorial global qui se déclinera aussi dans une architecture financière et administrative adaptée et équitable.

 

Bref, le contraire de ce qui se fait depuis trop longtemps, toutes majorités politiques confondues.

 

Ha, je vois déjà certains d'entre vous dubitatifs et faire la moue. Mais profitons- en, c'est la période des voeux. Tout est permis.

 

Vanik Berberian

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 11:35

 

Voici une citation de Colbert et Mazarin qui n'a pas pris une seule ride !

 

 

Colbert :

« Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou… »

 

Mazarin :

«Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.

Mais l'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison.

Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.»

 

Colbert :

«Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent.Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?»

 

Mazarin :

«On en crée d'autres.»

 

Colbert :

«Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.»

 

Mazarin :

«Oui, c’est vrai, c'est impossible !»

 

Colbert :

«Alors, les riches ?»

 

Mazarin :

«Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres !»

 

Colbert :

«Mais alors, comment fait-on ?»

 

Mazarin :

« Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des honnêtes citoyens qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres !

C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là… plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ;

c'est un réservoir inépuisable.»

 

 

 Extrait du "Diable Rouge" … pièce de théâtre de 2008. Conversation fausse mais plausible aujourd’hui comme il y a quatre siècles. Vraie rumeur depuis 2008.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 23:45

Voici les résultats pour Pagny sur Meuse.

Résultats des régionales, 2ème tour, à Pagny
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:47

C'est quand même agaçant cette manie de toujours vouloir définir ce que serait LE chiffre idéal de communes en France. Certains se risquent même à avancer ce qu'ils considèrent comme le "nombre parfait" d'habitants par communes.

 

A défaut de vision prospective et de simulations, ils assènent des seuils sans jamais avoir pris le temps d'étudier ce que seraient les conséquences d'un tel choix en matière de représentativité citoyenne et donc de démocratie locale.

 

Quelle audace, tandis que devait se dérouler le Congrès des maires de France, de dire aux élus de la République, ceux qui sont encore respectés par les Français, que 10 000 d'entre eux sont appelés à disparaître.

 

Audace ou provocation ? Ne vous méprenez pas sur le sens de mon propos, nous le répétons souvent, nous ne sommes pas hostiles par principe à une modification de notre architecture territoriale, y compris communale, mais pour quelle finalité et est-ce vrai­ment un sujet prioritaire pour nos concitoyens aujourd'hui ?

 

Un paysage ou un tableau offre toujours une lecture différente selon le positionnement de celui qui observe. Et vu du Berry, le parc de Sceaux et la forêt de Saint-Cloud, c'est la même chose. Alors peut-être que l'on pourrait fusionner ces deux villes en y ajoutant celle de Sèvres, ce qui permettrait de mettre au pavillon des poids et mesures, à côté du mètre étalon, ce qui serait LA référence en termes de taille de commune.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 23:51

Résultats sans commentaires ...

résultats des élections régionales du 6décembre 2015

... suivi d'un dessin de belle facture, retrouvé dans une des enveloppes de vote.

résultats des élections régionales du 6décembre 2015
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:49

Ils ont dit...

 

« La commune est l'échelon de la proximité, de la démocratie, du lien social et de la bonne gestion. Contrairement à ce que certains prétendent, le nombre de communes n 'est pas une source de dépenses ou de gaspillage».

Hervé Maurey, sénateur de l'Eure

 

« Que seraient nos villages sans leurs fêtes ?»

F. Hollande (au rassemblement des Maire de France)

 

« Le bon sens populaire dit que l'on ne peut tondre un œuf. »

Jacques Mézard, sénateur du Cantal

 

«Si la modernité a un prix, celui du désert, je n'en veux pas ».

Erik Orsenna, écrivain, membre de l'Académie Française

 

« La commune, c'est le lieu où l'on vit, celui de la proximité. 36000 communes, 500 000 élus, c'est comme un tableau lumineux : quand il y a un souci, immédiatement on le sait, le tableau s'allume. D'ailleurs, les pays qui ont drastiquement réduit le nombre de communes, comme la Grande-Bretagne, sont revenus en arrière en recréant des instances locales de proximité ».

Laurent Davezies, professeur au CNAM

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