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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 17:12

 

Voici un article de l'Est Républicain du 31 janvier 2019 qui définit bien pourquoi et comment il faut aborder la fonction de maire aujourd'hui et demain. Tout à fait d'accord avec l'article et content de voir qu'on n'est pas seul à penser la même chose.

 

 

Le Salon des décideurs de l'espace public du Grand Est qui s'est ouvert mercredi 30 janvier pour trois jours à Metz Expo, accueillait hier la convention des maires ruraux. Mais les conditions climatiques ont considérablement réduit les effectifs. Attendus de tout le Grand Est, pour préfigurer une associa­tion régionale qui verra le jour probablement après les municipa­les de 2020, de nombreux élus ont renoncé à faire le déplacement.

 

 

Michel Foumier, maire de la com­mune de Les Voivres dans les Vosges et vice-président de l'Asso­ciation des maires ruraux de France ne s'est pas découragé Ce n’est pas le genre. Il est au cœur de son cinquième mandat, soit trente années passées à la tête de ce village de 315 habitants.

 

 

« Des doutes parfois, mais jamais de regret », assure-t-il. Si c'était à refaire, il le referait. Pour durer dans cette fonction, le maire doit « avoir en tête l'ingratitude totale vis-à-vis de ce qu'il fait ». L'insa­tisfaction de l'administré est une règle intangible. « Si tu passes ton temps à te dire que les critiques qui te sont faites sont injustes, alors ce n'est pas la peine, il faut raccrocher », poursuit-il. Le maire rural fait «de la politique au quotidien » non pas pour une obscure stratégie de parti politi­que, mais « parce qu'au jour le jour tu composes, tu décides, tu gères et tu dois considérer ceux qui ne t'aiment pas comme tu le fais pour tes meilleurs amis ».

 

 

Investissement « total »

 

Devenir maire c'est répondre « à une envie de rendre service » intervient Jean-Marie Mizzon, sénateur et président de l'Associa­tion des maires ruraux de la Mo­selle. « Il ne faut pas oublier l'ego c’est-à-dire la satisfaction person­nelle de son parcours de vie » approfondit Michel Foumier. L'investissement est important, « total » surenchérit le maire de Les Voivres.

 

Les deux élus insis­tent sur des délais d'instruction des dossiers qui se sont considé­rablement allongés et complexi­fiés en raison de l'accumulation des procédures et des normes. Jean-Marie Mizzon est formel, « les maires ruraux se sont approprié le grand débat, beaucoup organisent, d'autres ne font rien car dans une petite commune le débat est permanent. »

 

P.R.

Est républicain du 31 janvier 2019

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 16:51

 

Les sondages nous disent qu’un maire sur deux n’aurait pas l’intention de se présenter à nouveau en 2020. Désabusés, fatigués, …

 

Pour notre commune, tout n’aura pas pu être fait dans ce mandat à cause des lenteurs, des freins aux projets, ... Des projets sont en cours de préparation qui ne pourront se réaliser qu’après 2020, et d’autres projets ont émergé en cours de mandat.

 

Je repartirai avec ceux et celles qui se sentent la force et l'envie de repartir avec moi, avec ceux ou celles qui me rejoindront lorsque je les solliciterais ou avec ceux ou celles qui me demanderont d'intégrer la nouvelle équipe pour servir le citoyen.

 

 

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 16:39

 

Dans quel état d’esprit le maire est-il ?

Vous avez certainement entendu le ras le bol des maires de France, de ceux qui démissionnent en cours de mandat ou qui ne se représenteront pas.

 

Le nombre de changement de maires est exceptionnellement important, tout particulièrement au sein des communes rurales. Incontestablement, les maires rencontrent un véritable phénomène de lassitude. Le ras le bol vise autant un état central que des intercommunalités surdimensionnées ou encore des citoyens irascibles qui manquent de reconnaissance. 4% des maires de Meuse ont démissionné de leur mandat.

 

Le maire a-t-il des doléances à formuler ? Certainement mais il ne le fera pas dans le cahier des doléances ouvert en mairie depuis plusieurs semaines pour que tout un chacun puisse s’exprimer dans ce ras le bol général.

Le maire, c’est le shérif du quotidien, même si cela ne se voit pas :

  • le pire, les crottes de chien : faut-il remplacer l’herbe par du béton ? Faut-il verbaliser ?
  • la divagation des animaux
  •  le stationnement devant les portes de garage, sur les emplacements minutes, ..
  • Les infractions au code de la route : stop, priorités à droite,
  • Cimetière : propreté dont se défaussent certains pensant que c’est à la commune d’entretenir la tombe familiale
  • Frapper à ma porte le soir ou le WE pour réparer ce qui ne fonctionne plus, ou être réveiller par une alarme en pleine nuit
  • Téléphoner à la maison pour faire rétablir l’électricité qui a été coupée moins de 5 min auparavant
  • Et d’autres sollicitations encore

 

Il faudrait que le maire soit sympa avec tout le monde (il essaye de l’être), et qu’il règle tous les problèmes dans le sens du demandeur qui ne voit que son intérêt et/ou méconnait les lois et règlements qui s'appliquent à tous. Les responsabilités du maire sont parfois fortes. Heureusement que je crois en ma bonne étoile.

 

Avec tout cela, ne serais-je pas écœuré ou lassé ? Et bien non parce qu’il y a toujours une satisfaction lorsqu’un projet aboutit, lorsque les personnes nous disent du bien sur ce que nous réalisons, lorsque les gens nous remercient pour les attentions que nous avons (colis aux anciens, étrennes, cadeaux même à nos ados), lorsque je suis remercié pour un service que j’ai pu rendre.  

 

Je ne suis pas de ceux qui s’arrêtent avant la fin de leur mandat parce que la charge est devenue trop lourde, les contraintes de plus en plus nombreuses, parce que rien ne va comme on le souhaite, parce que tout fonctionne au ralenti, parce que l’on n’écoute plus les maires et qu’ils doivent trop souvent se débrouiller seuls. Lorsque je m’engage, je vais jusqu’au bout : c’est un contrat moral passé entre moi et mes électeurs, un devoir à assumer.

 

  • Je serai donc là jusqu’au bout du mandat.

 

Extrait du discours des vœux du maire du 11/01/2019.

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 17:50

N'ayant pas d'informations officielles, je suis parti à la chasse aux informations sur internet.

Sachant que le grand débat devait bénéficier d'un site, j'ai lancé une recherche "granddebat.fr"

 

Surprise !!! Voilà sur quoi l'on arrive :

Site du grand débat piraté ?

Et lorsque vous cliquez sur la poubelle, vous arrivez sur le site officiel que l'on peut atteindre directement mais avec https://granddebat.fr/

 

Pour l'instant rien sur la plateforme du Grand Débat National, sauf à entrer votre adresse électronique pour être informé de l'ouverture de la plateforme.

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 17:18

 

Un cahier de doléances et de proposition est à disposition des habitants à la mairie aux heures d'ouverture pour favoriser la parole de nos concitoyens depuis le samedi 8 décembre jusqu'au 15 décembre.

 

Concrètement, l'information recueillie par la mairie remontera à l’Association des Maires Ruraux de France sans prendre parti, sans juger, sans contredire…

 

Cette initiative permet de :

 

- Donner la possibilité aux citoyens d’exprimer leur opinion, qu’ils se reconnaissent ou non dans la mobilisation des mouvements plus ou moins organisés en facilitant l’expression de celles et ceux qui sont empêchés (exclusion numérique, analphabétisme, etc...) ;

- Permettre aux habitants ruraux, qui n’auraient pas à proximité d’eux une « mairie ouverte », de s’exprimer en les accueillant dans les communes participantes ou en informant les citoyens de la possibilité d’écrire directement à l’adresse mail suivante : samedi8decembre@amrf.fr ;

- Transmettre les doléances et propositions à l’association départementale de maires ruraux et à l’AMRF pour en faire une synthèse départementale et la diffuser au Gouvernement et au Parlement et aux médias ;

 

- Par ailleurs, l’AMRF a ouvert en partenariat avec la plateforme citoyenne FluiCity un espace dédié à l’action #mairieouverte accessible sur https://www.flui.city/amrf/projects/29009-vos-doleances-vos-propositions

 

Le maire est un interlocuteur de confiance

 

Que les communes, premiers échelons clés de notre pays, jouent ce rôle prouve, s’il le fallait, que l’avenir de notre pays se construira avec elles et qu’il convient dès à présent de les renforcer dans leurs compétences et leurs moyens.

 

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 16:52

 

Je ne m'étais pas trompé en disant que dans la crise des gilets jaunes, on ferait appel aux maires pour calmer le jeu. Encore du travail supplémentaire pour les maires, comme s'il n'y en avait pas assez, que je ferai malgré tout volontiers en espérant que cela apporte quelque chose à nos concitoyens.

 

Voici un extrait d'un article de l'Association des Maires de France. Cirage de pompe sur le savoir faire des maires et promesse d'une carotte pour la fiscalité locale. Juste ce qu'il faut pour nous amadouer. Mais ce que les étages supérieurs de la hiérarchie institutionnelle devrait comprendre, c'est qu'un maire de base comme je le suis, s’intéresse davantage aux moyens d'obtenir de meilleures conditions de bien-être pour ses concitoyens, plutôt qu'aux belles paroles.

 

 

S’appuyer sur les maires


Sur l’organisation de ce débat national, Édouard Philippe s’est montré, hier, plus disert. Interrogé par Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine, UDI) et Olivier Falorni (Charente-Maritime, Libertés et territoires) sur ce sujet, Édouard Philippe a confirmé que les maires y joueront un rôle central. « Il convient de s’inspirer de ce que connaissent tous les élus locaux, notamment les maires : la possibilité, à intervalles réguliers, de nourrir un débat avec ceux qui veulent y participer. Cela se passe souvent très bien dans les communes, petites ou grandes. » Le Premier ministre a visiblement bien accepté l’idée – répétée ces derniers jours par les associations d’élus – selon laquelle les débats ne devront pas se faire sous l’égide des préfets : le débat « ne doit pas être organisé par les préfets, dans les préfectures. J’ai le souvenir de débats qui, en ce sens, n’avaient pas été des réussites. »


Il a répété que « les maires (sont ceux) qui connaissent le mieux les conditions d’organisation d’un débat de bonne qualité », et que ceux qui le souhaiteront seront « accompagnés dans la démarche ».


Interrogé par Thierry Benoit sur sa volonté de « retisser les liens de confiance en mettant autour de la table la France des territoires, les parlementaires, les maires, les élus territoriaux… », Édouard Philippe a abordé la question des finances locales. Il a rappelé que le gouvernement était « disposé à discuter des transformations de la fiscalité locale (…) et prêt à ouvrir la question redoutablement délicate des dotations. » « Ce débat est nécessaire, nous y sommes prêts. Il a même déjà commencé, dans de bonnes conditions », a conclu le Premier ministre.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:48

En gros, on demande aux maires de s'associer à la recherche de "solutions" dans la crise des gilets jaunes.

 

Depuis des années, l’État n'entend pas les doléances des maires si bien qu'ils ne les font plus remonter. Lorsque les maires ont besoin de "l’État", il est souvent sourd ou retranché derrière une pléthore de règlements. Mais il sait faire appel aux maires lorsqu'il s'agit d'éteindre les incendies.

 

Dans cette crise, prévisible depuis au moins deux ans, et si on me le demande, je mettrai une salle à disposition des gilets jaunes s'ils souhaitent se réunir, concrétiser leurs demandes et créer une association.

Demain samedi 8 décembre de 9 h à 12h.

 

A priori, je n'ai pas à participer aux débats en tant que maire et même si le citoyen aurait aussi à s'exprimer. Je leur souhaite une réflexion positive et réaliste car je constate à partir de la liste des récriminations souvent légitimes des gilets jaunes, une méconnaissance parfois profonde des responsabilités à imputer et des conséquences. Comme a dit le sous-préfet lors de l'entrevue du 4 décembre, il faut mettre les demandes dans un ordre de priorité.

 

 

 

 

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 09:29

 

Un dessin tiré du Bulletin des Elus Locaux d'octobre 2018.

Un peu d'humour

Même si ...

Les maires de France sont à bout. Face aux baisses des dotations de l'Etat, ils sont de plus en plus nombreux à renoncer à leur mandat avant son terme. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, près de 400 maires ont déjà démissionné. Les maires ruraux sont particulièrement concernés : ils sont 80 % des maires démissionnaires.

 

Personnellement, pas de démission à l'horizon. J'ai pour habitude d'aller jusqu'au bout de mes engagements. J'ai encore des projets pour l'avenir et cela est enthousiasmant de les mener à termes, même si l'on sait que leur réalisation prendra du temps, surtout en raison de contraintes administratives diverses et variées. De plus, nous ne sommes pas dans une situation financière critique comme certaines communes. Il ne fallait pas non plus être grand devin pour se douter que les ressources des communes allaient baisser sans forcément savoir comment. Maintenant on connait quelques causes : baisse des dotations, perte de revenus par transfert des zones d'activités aux intercommunalité, ...

 

Ce qui n'empêchait pas d'anticiper dans la recherche de ressources nouvelles. C'est ce que la commune a fait en négociant des conditions financières très favorables avec la carrière Novacarb (et qui amortissent les baisses de revenus actuelles), il y a plusieurs années de cela. Mais aussi en développant aussi son parc locatif, source de revenus non négligeables. En gérant la commune en bon père de famille, mais aussi comme une entreprise.

 

Et sans avoir besoin d'augmenter le taux des taxes.

 

Je ne fais pas partie des maires découragés. Surtout lorsqu'on me dit qu'il est agréable de vivre à Pagny et que l'on exprime sa satisfaction pour les réalisations communales au bénéfice de notre population.

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 08:43

 

Un Edito de Nathalie Chalard, tiré du Journal des Communes de juillet-août 2018.

 

Tandis que le gouvernement présentait son « Engagement en faveur des habitants des quartiers », une quarantaine de propo­sitions plus ou moins concrètes, les campagnes grondaient et continuent de le faire. La ruralité reléguée avec ses habitants qui se sentent de plus en plus délaissés par « le Président des villes» trépigne.

 

Un récent sondage Ifop pour le groupe Union centriste au Sénat, réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1 003 personnes (www.ifop.com) vient d'ailleurs ren­forcer les revendications d'élus ruraux.

 

Selon cette enquête, les Français établissent une hié­rarchie claire des territoires qui ont le plus besoin de l'attention et du soutien des pouvoirs publics en France en 2018 : la France des campagnes (62 % des citations) et des villes moyennes de province (48 % des citations) sont désignés comme les territoires prioritaires. La France des ban­lieues n'arrive qu'en troisième position avec 40 % des citations. La France périurbaine ne semble pas susciter d'inquiétudes pour l'ensemble des Français (12 % des citations).

 

Pour les Français interrogés, la notion de «défense des territoires», c'est tout d'abord le maintien de services de proximité (72 % des citations) et le soutien au développement économique (58 % des citations).

 

Les attentes de nos compatriotes en matière de « protection des territoires » se concentrent donc sur des besoins basiques : avoir accès à un médecin, à une école, aux commerces et avoir un em­ploi à proximité de son lieu de vie. Les dimensions identitaires et l'exigence d'infrastructures d'envergure nationale (TGV par exemple) ne recueillant que 39 % et 15 % des citations.

 

Le gouvernement pris entre deux feux, celui des villes et des campagnes, mijotera-t-il quelques mesures pour les territoires ruraux ? Le 18 juillet, à l'Assemblée Nationale, en commission « Développement durable », Michel Fournier, vice président de l'Association des Maires Ruraux, plaidait pour que l'on repense le lien contractuel entre métropoles et ruralité. Le débat est donc loin d'être clos.

 

Nathalie Chalard

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 09:15

Article tiré de la revue "Départements et Communes", organe officiel de l'Association Nationale des présidents de conseils généraux et de l'association des maires de France, d'avril 1952.

 

La fronde de janvier 1952 se poursuivait. Supprimez quelques lignes et dates : on pourrait croire que c'est écrit aujourd'hui.

 

Les communes doivent-elles verser des subventions à l'État ?

 

Par M. Edouard DEPREUX.

Maire de Sceaux.

 

C'est, en effet, le problème qui se pose. Bien plus, dans l'état actuel de la législation, il est résolu par l'affirmative.

 

L'Etat se décharge cyniquement sur les communes d'une foule de tâches d'intérêt général qui devraient lui incomber. Il se donne parfois l'élégance apparente d'accorder ensuite aux communes des subventions dont le montant est notoirement inférieur aux dépenses de caractère national effectuées par lesdites communes. Celles-ci ne demanderaient absolument rien si chacun remplissait ses fonctions normales.

 

Une grande partie des dépenses d'enseignement est supportée par les budgets de nos villes et de nos villages : professeurs spéciaux, suppléants communaux, constructions et entretien d'écoles, chauffage, éclairage, etc. Les contingents de police et d'incendie deviennent, dans la Seine, de plus en plus lourds. Les premiers ont tout simplement triplé entre 1951 et 1952..., alors que les recettes garanties aux communes, à la suite de la péréquation de la taxe de 1,50 % sur les ventes au détail, sont pratiquement les mêmes qu'en 1948. Toutes les autorités dûment alertées reconnaissent le bien-fondé des revendications des maires unanimes. J'ai personnellement conduit des délégations dans différents ministères. Partout, j'ai trouvé un accueil empressé, cordial. Hélas ! aucune décision pratique n'a traduit l'expression de tous ces bons sentiments.

 

Qu'on y prenne garde : il est mauvais pour le régime et pour la nation elle-même de décourager des administrateurs dont l'immense majorité est sérieuse, passionnément attachée à une tâche exaltante entre toutes, et fière à bon droit de ses réalisations. Les communes sont mieux gérées que l’État : voilà une affirmation qui ne me paraît pas contestable. Le coût de revient des services qu'elles exploitent, en dehors de quelques très rares exceptions, peut supporter avantageusement la comparaison avec tous les autres. Le contrôle démocratique des électeurs peut, en effet, s'exercer avec efficacité. L'autonomie communale présente beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients. Elle développe encore le sens de la responsabilité chez les maires et les adjoints, en même temps que chez les conseillers municipaux.

 

La réforme des finances locales ne s'impose pas seulement au nom de la justice, mais aussi du bon sens. Elle est toujours promise et toujours différée. J'ai déposé un projet dans ce sens quand j'étais ministre de l'Intérieur. Je ne prétends pas qu'il était parfait. Il constituait du moins une base utile de discussion ; on pouvait lui apporter des corrections, des amendements. Il est inadmissible qu'on ne l'ait pas encore voté, en dépit des efforts réitérés d'un grand nombre de mes collègues de l'Assemblée Nationale, et, en particulier, de mon ami Denis Cordonnier, président de la commission de l'Intérieur.

 

Je pourrais ouvrir de nombreux dossiers, démontrer que des entraves permanentes sont apportées par la routine bureaucratique à la libre initiative des maires de France. Des subventions sont versées avec des mois ou des années de retard, ce qui, en période d'instabilité, est particulièrement grave. J'ai près de moi, au moment où j'écris cet article, une lettre m'avisant qu'une commune, que je connais bien, touchera, pour des travaux effectués en 1950-1951, une subvention de l'ordre de 1 million... payable en 1953, 1954 ou 1955. Je m'en voudrais de commenter. Bien souvent, il aurait été plus sage de renoncer à une telle aide : elle ne couvre pas la différence des prix intervenus depuis qu'elle a été sollicitée.

 

Puissent les maires se serrer les coudes et faire entendre leurs justes doléances. La République ne pourra que mieux s'en porter.

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